Les femmes et la proclamations des lectures bibliques

 

Le 21 novembre 2011
J’ai lu avec intérêt le document Les nouveautés de la Présentation générale du Missel romain. Il y a un article que je ne suis pas sûre d’avoir compris. En bas de la page 6 du document, numéro 107 M, il est écrit :
« Les fonctions non réservées au prêtre ou au diacre confiées à des laïcs idoines par bénédiction/délégation. Suppression de la décision de la conférence des évêques pour que les femmes proclament les lectures et lisent les intentions de prière à la Prière universelle. »
Est-ce que cela veut dire qu’une décision de la conférence des évêques permettait aux femmes de proclamer les lectures et que maintenant, c’est interdit? Ou est-ce que cela veut dire que ce n’était pas permis et que les femmes peuvent proclamer les lectures maintenant?
Y. H.

 

Je vous rassure immédiatement. Dans cet article, il n’est absolument pas question d’interdire aux femmes de proclamer les lectures et les prières universelles!! L’Évangile, toutefois, est toujours proclamé par le diacre ou le prêtre.

Pour bien répondre à votre question, il est utile de consulter l’article 70 de l’ancienne version de la PGMR et de le comparer à l’article 107 de la nouvelle version. Ce que l’on constate, c’est qu’auparavant, les conférences épiscopales pouvaient permettre qu’une femme proclame les lectures qui précèdent l’Évangile. Dans la nouvelle version, les fonctions liturgiques non réservées au prêtre ou au diacre (ce qui inclut les lectures autres que l’Évangile) peuvent être confiées « par une bénédiction liturgique ou une délégation temporaire, à des laïcs idoines [incluant les femmes, évidemment], choisis par le curé ou le recteur de l’église ».

Comme vous pouvez le constater, les conférences épiscopales n’ont plus à intervenir dans cette décision locale et propre à chaque communauté chrétienne. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’expression « suppression de la décision de la conférence des évêques ». Bref, la nouvelle formulation apparaît comme un assouplissement par rapport à la précédente.

M. C.

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