Frères ET soeurs?

Q. Nous sommes présentement en train de faire de la formation liturgique à notre paroisse, plus spécifiquement pour nos lecteurs et lectrices. Pour tenir compte de la question du langage inclusif, est-ce que vous pourriez nous indiquer la façon appropriée de commencer une lecture durant la célébration eucharistique? Est-ce qu’on doit dire « Frères », « Frères et sœurs », ou aucune des deux formules?

P. C.-B.

R. Si c’est déjà écrit « Frères » dans le lectionnaire dominical, il est tout à fait approprié de dire « Frères et sœurs » pour la lecture publique, compte tenu de notre contexte culturel et de notre sensibilité au langage inclusif. D’ailleurs, c’est ce que suggère l’introduction de la nouvelle traduction liturgique de la Bible, dans les conseils relatifs à la lecture publique (p. 31). Toutefois, il faut faire preuve de discernement. Il ne s’agit pas d’ajouter partout « Frères et sœurs ». Dans une grande partie des textes du Nouveau Testament, les auteurs s’adressent à une collectivité composée d’hommes et de femmes : les Romains, les Corinthiens, les Éphésiens, etc. Dans ces cas, aucun problème à dire « Frères et sœurs ». Cependant, on trouve aussi des textes où l’auteur s’adresse à une personne en particulier : Timothée, Tite ou Philémon, par exemple. L’ajout de « Frères et sœurs » au début d’une telle lecture serait évidemment un non-sens. À noter que le lectionnaire indique souvent la formule à employer (Mon cher Théophile, Mes bien-aimés) ou, parfois, n’indique rien du tout.

M.C.