Lectures de la messe du jour

Messe

(c) Association Épiscopale Liturgique pour les pays francophones - 2020

AELF


  • Lecture du livre du prophète Daniel

    En ces jours-là,
    le peuple venait de condamner à mort Suzanne.
    Alors elle cria d’une voix forte :
    « Dieu éternel,
    toi qui pénètres les secrets,
    toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
    tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage.
    Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait
    de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »

    Le Seigneur entendit sa voix.
    Comme on la conduisait à la mort,
    Dieu éveilla l’esprit de sainteté
    chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
    qui se mit à crier d’une voix forte :
    « Je suis innocent
    de la mort de cette femme ! »
    Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda :
    « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
    Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit :
    « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ?
    Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité,
    vous avez condamné une fille d’Israël.
    Revenez au tribunal,
    car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »

    Tout le peuple revint donc en hâte,
    et le collège des anciens dit à Daniel :
    « Viens siéger au milieu de nous
    et donne-nous des explications,
    car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
    Et Daniel leur dit :
    « Séparez-les bien l’un de l’autre,
    je vais les interroger. »
    Quand on les eut séparés,
    Daniel appela le premier et lui dit :
    « Toi qui as vieilli dans le mal,
    tu portes maintenant le poids des péchés
    que tu as commis autrefois
    en jugeant injustement :
    tu condamnais les innocents
    et tu acquittais les coupables,
    alors que le Seigneur a dit :
    “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
    Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme,
    dis-nous sous quel arbre
    tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
    Il répondit :
    « Sous un sycomore. »
    Daniel dit :
    « Voilà justement un mensonge qui te condamne :
    l’ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu,
    et il va te mettre à mort. »
    Daniel le renvoya, fit amener l’autre
    et lui dit :
    « Tu es de la race de Canaan et non de Juda !
    La beauté t’a dévoyé
    et le désir a perverti ton cœur.
    C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël,
    et, par crainte, elles se donnaient à vous.
    Mais une fille de Juda
    n’a pu consentir à votre crime.
    Dis-moi donc sous quel arbre
    tu les as vus se donner l’un à l’autre ? »
    Il répondit :
    « Sous un châtaignier. »
    Daniel lui dit :
    « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne :
    l’ange de Dieu attend, l’épée à la main,
    pour te châtier,
    et vous faire exterminer. »

    Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur
    et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
    Puis elle se retourna contre les deux anciens
    que Daniel avait convaincus de faux témoignage
    par leur propre bouche.
    Conformément à la loi de Moïse,
    on leur fit subir la peine
    que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
    on les mit à mort.
    Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

    – Parole du Seigneur.




  • Refrain psalmique : (cf. 22, 4)

    Si je traverse les ravins de la mort,
    je ne crains aucun mal,
    car tu es avec moi, Seigneur.

    Le Seigneur est mon berger :
    je ne manque de rien.
    Sur des prés d’herbe fraîche,
    il me fait reposer.

    Il me mène vers les eaux tranquilles
    et me fait revivre ;
    il me conduit par le juste chemin
    pour l’honneur de son nom.

    Si je traverse les ravins de la mort,
    je ne crains aucun mal,
    car tu es avec moi :
    ton bâton me guide et me rassure.

    Tu prépares la table pour moi
    devant mes ennemis ;
    tu répands le parfum sur ma tête,
    ma coupe est débordante.

    Grâce et bonheur m’accompagnent
    tous les jours de ma vie ;
    j’habiterai la maison du Seigneur
    pour la durée de mes jours.




  • Acclamation : (cf. Ez 33, 11)

    Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    À employer de préférence les années A et B

              En ce temps-là,
      Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
                              Dès l’aurore, il retourna au Temple.
    Comme tout le peuple venait à lui,
    il s’assit et se mit à enseigner.
      Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
    qu’on avait surprise en situation d’adultère.
    Ils la mettent au milieu,
      et disent à Jésus :
    « Maître, cette femme
    a été surprise en flagrant délit d’adultère.
      Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
    de lapider ces femmes-là.
    Et toi, que dis-tu ? »
      Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
    afin de pouvoir l’accuser.
    Mais Jésus s’était baissé
    et, du doigt, il écrivait sur la terre.
      Comme on persistait à l’interroger,
    il se redressa et leur dit :
    « Celui d’entre vous qui est sans péché,
    qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
      Il se baissa de nouveau
    et il écrivait sur la terre.
      Eux, après avoir entendu cela,
    s’en allaient un par un,
    en commençant par les plus âgés.
    Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
      Il se redressa et lui demanda :
    « Femme, où sont-ils donc ?
    Personne ne t’a condamnée ? »
      Elle répondit :
    « Personne, Seigneur. »
    Et Jésus lui dit :
    « Moi non plus, je ne te condamne pas.
    Va, et désormais ne pèche plus. »

                            – Acclamons la Parole de Dieu.




  • Acclamation : (cf. Ez 33, 11)

    Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, dit le Seigneur. Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive ! Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    Pour l’année C, si l’évangile ci-dessus a été lu la veille

    En ce temps-là,
    Jésus disait aux pharisiens :
    « Moi, je suis la lumière du monde.
    Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
    il aura la lumière de la vie. »
    Les pharisiens lui dirent alors :
    « Tu te rends témoignage à toi-même,
    ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
    Jésus leur répondit :
    « Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même,
    et pourtant mon témoignage est vrai,
    car je sais d’où je suis venu,
    et où je vais ;
    mais vous, vous ne savez ni d’où je viens,
    ni où je vais.
    Vous, vous jugez de façon purement humaine.
    Moi, je ne juge personne.
    Et, s’il m’arrive de juger,
    mon jugement est vrai
    parce que je ne suis pas seul :
    j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.
    Or, il est écrit dans votre Loi
    que, s’il y a deux témoins,
    c’est un vrai témoignage.
    Moi, je suis à moi-même mon propre témoin,
    et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
    Les pharisiens lui disaient :
    « Où est-il, ton père ? »
    Jésus répondit :
    « Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ;
    si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

    Il prononça ces paroles
    alors qu’il enseignait dans le Temple,
    à la salle du Trésor.
    Et personne ne l’arrêta,
    parce que son heure n’était pas encore venue.

    – Acclamons la Parole de Dieu.